MAGAL DAROU MOUHTY 2010 /CHEIKH IBRA FATY MBACKÉ : LE GARDIEN DE L’HORTHODOXIE MOURIDE

Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 12:18

MAGAL DAROU MOUHTY 2010 /CHEIKH IBRA FATY MBACKÉ : LE GARDIEN DE L’HORTHODOXIE MOURIDE

Mame thierno Il n’était pas seulement le frère de Cheikhoul Khadim mais il a été aussi l’artisan de la formation de l’élite Mouride. Il s’est singularisé par son charisme et sa mission d’émissaire auprès des autorités coloniales.

Il n’était pas seulement le frère de Khadimou Rassoul, mais il a aussi été, souventes fois, son émissaire auprès des autorités coloniales.

Mame Thierno Birahim MBACKE, Ndamal Darou, Cheikh Ibra Faty, Borom Bayti ak maxama, Borom Darou…, les patronymes ne manquent pas à Mame Thierno qui est longtemps apparu, aux yeux de certains, comme le successeur potentiel de son frère, Cheikh Ahmadou Bamba. Il a été souvent son émissaire privilégié auprès des autorités coloniales. Né à Porokhane, dans le Rip, en 1862, fils de Mame Mor Anta Saly et de Sokhna Faty Issa DIOP, il s’occupa de toute la famille du Cheikh, notamment pendant les absences de Borom Touba.
Serigne Touba et Ibra Faty sont issues de deux grand-mères qui avaient le même père : Asta Walo, mère de Mariama BOUSSO, et Asta MBACKE, mère de Faty Issa DIOP, sont toutes deux filles de Marame MBACKE.

Sa naissance a donné lieu à une scène extraordinaire, et très significative pour l’avenir. En effet, Mame Mor Anta Saly congratula Cheikhoul Khadim, âgé juste de 10 ans, en ces termes : « Félicitation pour la venue de ce nouveau né car il sera ton bras droit, en qui tu trouveras ardeur et soutien pour le grand projet qui te préoccupe tant ».
A douze ans, Ndamal Darou a déjà maîtrisé le Coran et est allé parfaire ses connaissances mystiques auprès de Mor Birama et de Khaly Madiakhaté KALA. Sa formation fut complétée par Cheikhoul Khadim en lui octroyant des dons qu’il n’a jamais attribués à personne d’autre.
On le décrit comme une forte personnalité sans défaut, courageux comme un lion, honnête et véridique. Son attachement à son frère et aux valeurs de l’Isma est sans limite. Il assuma toutes les responsabilités familiales et confrériques quand le Cheikh fut en exil, sans un fil d’irrégularité ou de négligence.

Sa piété était irréprochable. Il soutient qu’il ne se souvenait pas une seule fois d’avoir fais le « Tayamoun ». Il faisait toujours ses ablutions avant de prier et quelque soient les circonstances, sauf la maladie.
Mame Thierno était aussi, le porte parole, chargé de transmettre les recommandations les plus importantes aux talibés. Parmi ces recommandations, cette fameuses correspondance de Cheikhoul Khadim : « aujourd’hui, occupe toi (Mame Thierno) en permanence de prières et de wird et ordonne à tous les disciples de s’efforcer à remplir leurs devoirs envers Dieu et d’abandonner toute autre chose. Ordonne aux grands disciples (les Cheikhs) de rester chez eux et de ne pas faire trop de déplacements (à la recherche de hadiya). Celui qui a besoin peut se déplacer pour y subvenir. Sinon, il doit rester à sa place. Ordonne aux femmes de s’acquitter de la prière et de faire du bien autant qu’elles œuvrent. Ordonne aux enfants de s’appliquer à la lecture du Coran en vue de le savoir par cœur. Paix, Miséricorde de Dieu et sa bénédiction sur vous ».

Mame Thierno fonda plusieurs villages dans le Cayor où l’on produisait plusieurs tonnes de mil et d’arachide destinées à la famille du Cheikh. Parmi ces villages on note Darou Moukhty, Kosso et Thioukoly.
Mame Thierno Birahim MBACKE mourut au mois d’août 1943 à Darou Moukhty, village qu’il fonda sur ordre de Serigne Touba en 1912.

MAME CHEIKH ANTA MBACKE (1865-1941)

Surnommé l’éternel agitateur du Baol, à cause de ses démêlés avec l’administration française, Mame Cheikh Anta MBACKE est le frère paternel de Cheikh Ahmadou Bamba. Il est le deuxième fils de Sokhna Anta NDIAYE et fut l’un des pionniers qui ont vu naître et vulgariser le Mouridisme.

De son nom arabe Mouhamad Ibn Moctar Ibn Abiballah ou Sidy El Moctar, Cheikh Anta est né à Porokhane en 1865. Fils de Momar Anta Saly et de Sokhna Anta NDIAYE, il fit ses humanités auprès de Serigne Mas, Serigne Niang, Serigne Matar Ndiaye, Serigne Ndame Abdourahmane Lo, Serigne Mor SECK de Thioumboulène et Serigne Mame Mor Diarra.
Mais une partie importante de son éducation fut entièrement à la charge de son grand-frère Cheikhoul Khadim.
A la disparition de Mame Mor Anta Saly, Cheikh Anta fait acte d’allégeance à son frère, orienté par sa mère Sokhna Anta NDIAYE dont la conversation entre son époux et Serigne Touba était tombée sur ses oreilles.

L’œuvre religieuses de Borom Gawane peut se résumer à « former l’homme et le mettre sur la voie de l’épanouissement et d’assistance à la communauté ». Mame Cheikh Anta MBACKE a démultiplié l’enseignement de Serigne Touba, organisant ainsi ses talibés en daaras productifs et prospères. Il a acquis, au cours de son existence, une fortune mise exclusivement au service du Mouridisme. La Baraka et les prières de Serigne Touba, son flair, son sens des affaires et le fait de suivre l’actualité et le développement économique lui ont valu beaucoup de succès dans le cadre de ses activités et de ses rapports avec les décideurs de l’époque.
Son attachement et son amour envers Cheikhoul Khadim n’avaient pas de limites. Cheikh Anta fut, avec Balla Thioro, un des disciples qui a suivi les traces du fondateur du Mouridisme en le trouvant à Lambaréné, au Gabon, en 1899.

Admiré et animé d’une volonté de servir Cheikh Ahmadou Bamba, le développement de ses affaires, ses déplacements fréquents à travers le pays, en Syrie, en Egypte et la sous région lui ont, sans doute, valu d’être sous l’œil de l’autorité coloniale d’alors.
En 1912, les exactions de l’autorité vont se faire sentir. En effet, un procès va l’opposer à celle-ci au sujet de sa nationalité. Il été accusé d’avoir falsifié sa date et son lieu de naissance, d’avoir refusé d’obtempérer aux droit de douane.
Ces accusations gratuites et non fondées ne répondaient pas à l’éducation reçue de Cheikhoul Khadim Ahmadou Bamba, de sa démarche et des actes qu’il avait posés jusque là.

Après un voyage qu’il effectuera en terres gambiennes, Mame Cheikh Anta fut accusé pour « fraudes douanières et liaisons avec un pays étranger sans autorisation de l’ »administration française ». Il fut arrêter le 29 janvier 1930 et mis en résidence obligatoire à Saint-Louis.
Sa déportation au Soudan Français fut décidée après 8 mois de détention, le 13 octobre 1930, et ce jusqu’à 1934.
Mame Cheikh Anta MBACKE quitta ce bas-monde le jeudi 10 mai 1941 et repose à Darou Salam, précisément à l’emplacement où il avait reçu Cheikhoul Khadim de retour du Gabon en 1902. Sa vie et son œuvre constituent, aujourd’hui, un bréviaire pour l’ensemble des talibés, tant par son abnégation dans la foi et sa détermination à servir Cheikh Ahmadou Bamba.

 

Par baolculturesn - Communauté : MAGAL DAROU MOUHTY 2010
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 12:14

MAGAL DAROU MOUHTY 2010 /CHEIKH IBRA FATY MBACKÉ : LE GARDIEN DE L’HORTHODOXIE MOURIDE

CHEIKH IBRA FATY MBACKÉ : LE GARDIEN DE L’HORTHODOXIE MOURIDE

Cheickh Ibra Faty, le gardien de l'orthodoxie mouride

Né le quinzième jour du mois de GAMOU de l’année 1289   de l’Hégire (entre 1862 et 1863) à Porokhane en 1862, il   est plus connu sous le nom de MAME THIERNO   BIRAHIM. L’appellation de « Ndamal Darou » a fini par   s’imposer. Normal ,pourrait-on dire, car MAME THIERNO   BIRAHIM était petit de taille, d’une belle prestance, et   toujours souriant. Fils de SERIGNE MAME MOR ANTA   SALI MBACKE et de SOKHNA FATY ISSA DIOP ,sa   venue au monde coïncida avec la période de   pacification colonial de l’Afrique Occidentale Française   (AOF) .Fidèle lieutenant de son illustre frère SERIGNE   TOUBA auprès de qui il fit ses humanités ,MAME   THIERNO ,comme l’a du reste rappelé SERIGNE   MOUSSA KA dans ses poèmes, a soutenu et épaulé   SERIGNE TOUBA comme AROUN l’avait fait pour son   frère prophète MOISE.

Après la mort de son père MAME MOMAR ANTA SALY, il a   été élevé et formé sur le plan moral et intellectuel par   son illustre frère CHEIKH AHMADOU BAMBA. Conscient   du fait que MAME THIERNO devait occuper une place de   choix dans le dispositif qu’il doit mettre en place pour   rencontrer la miséricorde divine, SERIGNE TOUBA cultiva   très tôt chez lui les vertus que sont le courage, la   dignité, et l’abnégation. Bref, il incarna l’exemple type   de la soumission absolue à DIEU.
MAME THIERNO BIRAHIM ne s’est jamais séparé de   CHEIKH AHMADOU BAMBA, il a été plusieurs fois son   interprète préféré auprès des autorités coloniales. Ce   qui lui valut d’ailleurs l’honneur et le privilège de le   représenter, au mois d’AOUT 1895, devant l’autorité   colonial.

Doté d’un savoir encyclopédique modelé à l’école de SERIGNE TOUBA, c’est à lui qu’incomba l’éducation des enfants de son frère alors déporté au GABON que sont MOUHAMADOU FALILOU,MOUHAMADOU MOUSTAPHA et MOUHAMMDOUL BASSIROU . Aussi veilla-t-il avec maestria, tact et surtout doigté à ce que la famille du Cheikh, composée de sa progéniture et de ses disciples, ne se départit, ne serait-ce que d’un iota, de l’esprit et de la lettre des enseignements du Cheikh. C’est d’ailleurs de là que lui est venu son titre de gardien de l’orthodoxie mouride que tout le monde lui reconnaît. Vouant une profonde admiration à SERIGNE TOUBA à qui il donnait de fortes sommes d’argent en guise d’ »adiya », n’ayant d’autre référence que le livre saint, MAME THIERNO était de cette race de soufis qui avait su maintenir l’équilibre entre ces deux pôles aux exigences hélas contradictoires que sont le spirituel et le temporel. Les mondes intelligible et sensible, comme diraient sans doute les philosophes.

Il a fondé plusieurs villages dans le CAYOR où l’on cultivait chaque année plusieurs tonnes de mil et d’arachide destinées à la famille de KHADIMOU RASSOUL .Les plus célèbres de ses villages furent KOSSO et THIOUNKOLI.Partageant son temps entre les champs et les « daara »,ne tolérant aucune dérogation aux règles édictées par le Cheikh, MAME THIERNO a créé plus de 90 villages autour de sa résidence de DAROU MOUHTY et élevé au grade de « Cheikh » plus d’une centaine de personnes.

IBRA FATY MBACKE mourut au mois d’AOUT 1943 à DAROU MOUSTI , un village qu’il fonda en 1912 sur l’ordre de son marabout CHEIKH AHMADOU BAMBA.

Les Khalifs de Mame Thierno Birahim Mbacké Cheikh Mouhammadou Awa Balla MBACKE, le premier khalife A la disparition de Mame Thierno Birahim MBACKE en 1943 (jeudi 24 ème jour de chacbân de l’an Ba

Les Khalifs de Mame Thierno Birahim Mbacké

MAGAL DAROU MOUHTY 2010 /CHEIKH IBRA FATY MBACKÉ : LE GARDIEN DE L'HORTHODOXIE MOURIDE dans Actualités smodouawaballa

Cheikh Mouhammadou Awa Balla MBACKE, le premier khalife
A la disparition de Mame Thierno Birahim MBACKE en 1943 (jeudi 24 ème jour de chacbân de l’an Bassesachoun), son fils aîné Cheikh Mouhammadou Awa Balla MBACKE reprit le flambeau. Il s’est entre autres employé à améliorer les conditions de vie des populations. Par exemple, en 1949, il a obtenu de l’administration coloniale l’installation d’un forage qui permit d’assurer un approvisionnement correct en eau potable de la localité.
Pour honorer la mémoire de son valeureux père, Cheikh Mouhamadou Awa Balla MBACKE réhabilita la demeure de dernier et donna un éclat particulier à MAQAMA IBRAHIMA, l’endroit où Mame Thierno faisait ses retraites spirituelles. Ensuite il fit construire BAÏTYL MAHMOUR, le magnifique mausolée où les fidèles se pressent avec ferveur pour rendre hommage au saint homme et demander des grâces à Dieu, au nom de sa baraka.

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Serigne Abdou Khoudoss MBACKE le deuxième khalife de Mame Thierno

En 1982, lorsqu’à son tour Cheikh Mouhamadou Awa Balla MBACKE rejoignit son père auprès de Khadimou Rassoul, Serigne Abdou Khoudoss MBACKE prit le relais. Avec lui Darou Mouhty est devenu une grande métropole dotée de toutes les commodités de la vie moderne : centre hospitalier bien équipé, nouveaux forages, écoles coraniques de grande renommée etc.
Serigne Abdou Khoudoss MBACKE, rappelé à Dieu pendant le Magal de TOUBA de l’an 2003, a laissé le souvenir d’un serviteur dévoué de la Foi et dont la seule préoccupation a été de ramener les disciples à Dieu.

 

Serigne Cheikh Mbacké Khady

Présentement, c’est Serigne Mbacké Khady qui a en charge la gestion du legs de Mame Thierno Ibrahima Faty. Et, c’est avec sagesse et dévotion qu’il assume son mandat sacré.

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